Le Parc National de W du Niger

Situé dans la partie Sud-ouest du Niger à 150 km de la ville de Niamey, le Parc National de W est partagé par le Niger, le Burkina Faso et le Bénin. Ainsi, la partie nigérienne couvre une superficie de 220.000 ha soit 0,2% de la superficie totale du territoire nigérien et est orientée entre la latitude 11°54’ et 12°35’nord et en longitude 2°4’ et 2°50’ Est. Cette portion du Niger, est limitée au nord par la rivière  de Tapoa, à l’Est par le fleuve Niger, au sud par la rivière de Mékrou et enfin à l’ouest par le Burkina Faso.

Après sa découverte en 1926 par le vétéran Dr FIASSON, ce parc est classé comme ‘’parc de refuge’’ de cercle de Say et de Fada  pour la conservation de la grande faune. Puis ‘’parc national’’  en 1933 à la suite de la conférence de Londres. Dans le souci d;empêcher l’abbattage systématique de cette diversité biologique, la loi coloniale n°523A/E du 13/04/1938 a déguerpie les villages qui se trouvent dans l’enceinte du parc. Classé comme site RAMSAR en 1987, patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996, et enfin en 2002 classé Réserve de Biosphère Nationale et membre de la première Réserve de Biosphère Transfrontalière d’Afrique.

Seule la partie nigérienne est mieux sécurisée et regorge d’énorme potentialité floristique et faunistique. Selon Moussa (2007), on dénombre 80% de la biodiversité dont 500 espèces végétales avec un recouvrement d’environ 90%. Quant aux espèces faunistiques, elles sont très diverses et variées, on en distingue 73 espèces des mammifères, 367 espèces d’oiseau, 112 espèces de reptiles, et 120 espèces de poisson.

Cette merveilleuse richesse due parc et   son   environnement si fascinant  emerveillent quotidiennement le monde touristique. Aujourd’hui peu des nigériens on connaissance de l’existance de ce parc. Il s’avère donc nécessaire de faire la mise en valeur touristique de cette riche et attirer l’attention des nigériens pour bien la contempler.

Malgré les mesures de protection et de préservation par des patrouilles des gardes forestiers, assistées des éco-gardes, le parc est menacé de problèmes cruciaux dont le braconnage, la pression démographique, l’agriculture, le pâturage nomade, la pêche illégale, la déforestation, le feu de brousse, la désertification, la péjoration climatique.

 

Visite de le Cabane sur le Baobab

Visite de le Cabane sur le Baobab

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