Une richèsse male exploitée

La marre de Gaï, Niger. Photo prise par Abdou Salam Ousmane

Cette mare se trouve dans mon village natal,  Gaï, situé à 85 kilomètres à l’Est de Zinder, 

Toutes les conditions sont réunies pour que cette mare soit un don des habitants du village. Malgré qu’elle n’est pas permanente, sa durée est de plusieurs mois de l’année. La pêche se pratique, et le jardinage est aussi possible à ses abords, comme la terre est favorable à la culture maraichère et irriguée. Après les travaux champêtres,  c’est aussi ici que les villageois font leurs briques  pour construire leurs maisons. Certains les fabriquent pour vendre,  ça fait une source de revenu. Ainsi, à l’absence de cette mare, l’eau souterraine se trouve à quelques mètres du sous-sol. Mais malgré tout hélas!

L’exode rural, un phénomène marquant,  fait que le village se trouve vidé pendant la saison sèche. Tous les bras valides quittent le village pour rentrer au Nigeria (pays voisin du Niger) à la recherche de mieux être. C’est l’exode rural et la paresse de cette population qui fait que cette mare n’est pas profitable.

L’habitant de la marre de Gaï. Photo prise par Abdou Salam Ousmane

Un puit construit dans la marre de Gaï, Niger pour les besoin de l’eau. Photo prise par Abdou Salam Ousmane

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